Diptyque Lagarce/Feydeau

Dans De toute(s) pièce(s), deux hommes et trois femmes tout droits sortis de pièces de Georges Feydeau vouent un culte immodéré au célèbre auteur de vaudevilles. Ne s’exprimant qu’avec des répliques écrites par Feydau, ils initient un candide à l’art et la manière de parler Feydeau, bouger Feydeau, jouer Feydeau, vivre Feydeau.

Et, au final, mourir Feydeau. Car un tourbillon de folie s’empare de l’élève et de ses maîtres, et, tels des Georges Feydeau à la fin de sa vie, ils ne savent plus s’ils sont des personnages de papier ou des acteurs de chair et d’os. Les voilà emprisonnés dans un cauchemar qui pourrait bien être celui du dramaturge lui-même.

Dans ce diptyque, nous avons voulu montrer comment nos rêves de paillettes et de crépitement de flashs sont mis en pièces par nos propres démons. L’occasion également d’aborder les rivages sombres de nos métiers du spectacle, sur lesquels nous abordons toutes et tous régulièrement.