Tout public à partir de 8 ans
Création automne 2027 à l’Espace 600-Scène conventionnée pour la jeunesse de Grenoble
conception, écriture, scénographie, direction artistique Cie du Dagor
Depuis plusieurs spectacles, nous tournons autour de la question des liens familiaux, des relations entre enfants et parents.
Pour cette nouvelle écriture à trois, c’est un mythe japonais qui nous a inspiré•e•s : l’Ubasute (prononcer : oubassouté)
Selon cette légende, au seuil de leur vie, les personnes âgées demandent à leur enfant de les porter sur leur dos et de les mener en haut d’une montagne, où elles vont terminer leur vie.
Et, dans une sorte de Hansel et Gretel inversé, elles prennent soin de semer des brindilles afin que l’enfant puisse retrouver le chemin de la maison.
Tous les trois sommes enfants de parents vieillissants et parents de jeunes enfants.
Personne ne nous a préparé•e•s à la mort certaine de nos parents. Personne, pas même nous, ne prépare nos enfants à la mort de leurs parents.
Dans cette nouvelle création, nous voulons évoquer, en douceur, la question de la séparation. Temporaire, définitive, subie, provoquée. L’angoisse de la séparation, la joie des retrouvailles, le grand mystère de la mort, la question de l’amour filial et parental…
Nous sommes convaincu•e•s que l’on peut parler de tout avec les enfants dans la mesure où on reste le plus honnête et délicat possible.
Une histoire incroyable
Au départ, une situation et un personnage à peine croyables.
Une grand-mère, Edmée, apprend, par le biais d’une lettre officielle, qu’il ne lui reste plus qu’une semaine à vivre. Sept jours. Pas plus.
Et elle aborde cette échéance avec une sérénité et une tranquillité qui désarment sa fille Mauve et son petit-fils Till.
A la manière d’un conte, Till et sa mère franchiront ces 7 jours comme autant d’étapes d’un récit initiatique.
Un récit qui évoquera la nostalgie de l’absence, la sensation d’une étoile qui manque mais aussi le sentiment de joie et d’amour profond d’une vie accomplie et d’un lien familial plus fort que tout.
Une manière pour nous d’aborder ce grand sujet qu’est “le tabou de la Mort”. En rire, en assumer la tristesse, ne pas esquiver les angoisses qu’il provoque mais rappeler également la beauté des souvenirs qu’il crée et l’amour, au final, qui en rejaillit.
Nous voulons écrire un conte moderne, musical et poétique, ou le fantastique pourra surgir afin de dédramatiser le propos et en faire ressortir la beauté.
Nous célébrerons la séparation joyeusement car c’est elle qui donne tout son goût à la vie.
avec Marie Blondel, Julien Bonnet, Julie Lalande
texte Cie du Dagor
création sonore Adrien Ledoux, Martin Baudu
lumière & régie générale Samuel Bourdeix
costumes Sarah Leterrier